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5 jours à Hanoï: arrivée dans le pays et exploration
Un séjour au Vietnam en hiver – partie 1
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Voyage et arrivée à Hanoï
Tout commence à Paris Charles de Gaulle, notre aéroport de départ.
Notre vol a pour destination Hanoï et est opéré par Xiamen airlines, une compagnie chinoise qui propose des prix très intéressants. En contrepartie tous leurs vols ont une escale à Xiamen avec un transit maximum de 72h sans visa. Notre escale dure 7h ce qui devrait nous permettre de nous dégourdir les jambes entre nos 2 vols.
Dans le contexte de notre voyage long cours nous ne prenons qu’un vol aller qui nous coûte 392€/pers. Malgré les 45 jours d’exemption de visa proposée par le Vietnam, nous avons réalisé un e-visa afin que notre absence de justificatif de sortie du territoire ne nous pose pas de problème. Lors de notre enregistrement, nous montrons notre visa et tout se passe sans encombre. Nous rencontrerons plus tard plusieurs personnes avec un aller-simple et sans visa qui n’ont rencontré aucun problème ni à l’aéroport, ni au passage à l’immigration, il semblerait que nous ayons été extra vigilants.
L’aéroport CDG est bien encombré et il nous faut 2h pour nous enregistrer, passer le contrôle d’identité, passer les contrôles de sécurité et atteindre notre porte. Nous voilà dans l’attente 1h avant le début de l’embarquement, nous sommes bien autour de notre café.


L’avion décolle avec une bonne heure de retard car ses ailes doivent être dégivrées. Le processus est impressionnant, on voit au travers des fenêtres un liquide orange être répandu sur l’ensemble de l’engin (je vous laisse voir la vidéo ci-après qui a été réalisée par AvJet / TSAS).
Malgré ce petit contretemps, nous arrivons à Xiamen sans encombre. L’entrée dans l’aéroport est cependant un peu longue. Les nombreux contrôles requis pour entrer sur le territoire chinois prennent environ 2h et plusieurs personnes manquent de peu leur correspondance. L’aéroport est petit mais calme. Nous trouvons facilement des sièges dans lesquels nous ne tardons pas à nous endormir comme des masses.
Nous embarquons pour notre second vol sans vraiment avoir senti l’attente passer. Cela nous prend 2h30 pour atteindre Hanoï, cela est suffisant pour que la compagnie nous offre une collation.
Une fois arrivés au Vietnam, nous passons l’immigration.
Il y a beaucoup de monde mais fort heureusement de nombreux guichets sont ouverts ce qui permet de contrebalancer. 30min nous seront requis pour passer les contrôles. Comme assez souvent, les agents sont peu causants mais ne nous posent pas de problème. Nous obtenons le précieux tampon d’entrée avec la date de sortie escomptée.
Nous récupérons nos bagages qui avaient été mis en soute puis nous nous préparons psychologiquement à affronter les abords de l’aéroport et ses taxis.
Comme attendu, nous nous faisons assaillir mais la plupart sont peu insistants: il nous suffit de dire « non » pour qu’ils nous lâchent la grappe. C’est acceptable. Seulement un ou deux sont plus insistants et contribuent un peu à gâcher notre arrivée.
Malgré la marée humaine qui nous entoure, nous arrivons à atteindre le bus qui nous permet de relier le centre ville pour 50 000 VND (2€). Les gros sacs sont empilés au centre du bus et tiennent dans un équilibre précaire. Ici pas besoin de ticket pour accéder au bus: un agent circule pour récupérer l’argent et octroyer un billet en échange.
L’esprit d’Eva n’arrête pas de cogiter au fur et à mesure du trajet. Comme souvent, l’arrivée dans un nouveau pays n’est pas simple. Il y a la fatigue accumulée ainsi que le décalage horaire à gérer. Aussi l’arrivée se fait souvent dans des grosses villes qui paraissent parfois un peu effrayantes. Le trafic ici est intense, les klaxons sont incessants, les rues ne sont pas spécialement propres et pour le moment on traverse la banlieue avec des maisons qui tiennent debout tant bien que mal. A cela s’ajoute, le petit sac d’une voyageuse qui a disparu pendant le trajet en bus. Le chauffeur s’arrête pour aider la voyageuse à chercher son bien. Il questionne les vietnamiens restants mais rien n’y fera. Nous ne savons s’il y a eu un vol délibéré ou si tout simplement quelqu’un l’a récupéré le par inadvertance parmis l’amas de sacs. Cette deuxième option ne nous étonnerait pas sachant le bazar qu’était la pile de sacs de voyage (prenez en bien note si vous prévoyez de partir).
Nous arrivons finalement à notre arrêt et ce que nous appréhendions arrivent: il faut traverser la route ! On comprend rapidement qu’ici c’est la loi du plus gros: le bus est prioritaire sur la voiture qui est prioritaire sur les scooters. Se trouvent tout en bas de la chaîne les vélos et les piétons. Des feux tricolores sont parfois utilisés pour organiser la circulation. Mais mieux vaut ne pas s’y fier car ils ne sont que rarement respectés. Enfin on comprend que les scooters savent très bien circulés autour de nous et ne nous posent pas tant problème par contre les voitures et les bus ne s’arrêtent pas et ne vous évitent pas. Ca amène parfois à des situations délicates. Malgré toutes nos craintes, nous arrivons sains et saufs de l’autre côté. Pour illustrer un peu mieux ce à quoi ressemble la circulation virtnamienne, on vous met un réel réalisé par let’s speak vietnamese.
Nous marchons une vingtaine de minutes pour rejoindre notre logement et lorsque nous constatons que nous sommes dans une toute petite ruelle nous sommes rassurés. C’est calme ici et c’est tout ce dont nous avons besoin.


Nous déposons nos gros sacs puis nous partons dans la ville pour trouver un repas pour le soir.
Nous sommes fatigués et nous prenons la voie de facilité: nous allons dans un des restaurants repérés par Eva et proposant du sans gluten.


Puis on étend la balade et on se rend jusqu’au lac Hoan Kiem.
Malgré la circulation, nous apprécions les abords du lac qui sont très bien aménagés avec des bancs, de très belles guirlandes lumineuses et son petit temple, le Ngoc Son. De nombreux vietnamiens sont présents. Parés de leur tenue traditionnelle, le Ao Dai et ils se prennent en photo sous toutes les coutures.
Il y a des marchands ambulants qui vendent principalement de la nourriture. Ils sont peu insistants et leur présence ne nous dérange pas.
Cette première petite sortie nous rassure un peu et nous pensons qu’après une bonne nuit de sommeil, nous verrons les choses différemment.




Déambulation dans le vieux quartier, achat de carte SIM et change
Le levée se fait tardivement. Le décalage horaire nous a empêché de nous endormir à une heure décente et nous nous réveillons vers 10h. Vers 11h, nous sommes prêts à sortir et en forme pour découvrir le pays.
Eva a pu lire que le Vietnam est le paradis du sans gluten. Elle s’est renseignée pour savoir quels sont les plats qu’elle peut manger en toute sécurité et elle est motivée pour pouvoir y goûter, entre autres dans les stands de rue qui offrent normalement la meilleure nourriture et aussi la plus abordable.
Nous vagabondons dans les rues pour trouver des stands qui proposent des plats qu’Eva peut manger. Nous finissons par en trouver un. Afin d’être certaine qu’il n’y ait pas de gluten, Eva montre sa carte explicative car ici c’est comme de partout, les recettes peuvent être adaptées. La personne prend à peine le temps de lire la carte et nous indique de partir… C’est très froid comme contact et sans équivoque. Nous repartons la queue entre les jambes mais nous ne nous démotivons pas. Nous trouvons un second stand et nous reproduisons la même procédure. Nous recevons la même réaction… Cette fois ça nous refroidit très franchement. Demain, nous faisons un tour de la street food à Hanoï et nous profiterons d’avoir un guide pour essayer de comprendre ces réactions.
Pour l’heure, nous allons dans un autre restaurant trouvé par Eva, Bun Cha Ta. Ici, nous sommes bien accueillis. On nous fait rentrer dans une salle avec des tatamis. Nous enlevons nos chaussures et prenons place autour de la table. Le staff parle très bien anglais, cela permet de poser toutes nos questions et d’avoir un réel échange. On nous explique que le Bun Cha est une soupe de vermicelles de riz avec de la viande de porc grillée au barbecue agrémentée d’un bouillon avec carottes et papaye verte. Le tout est servi avec de la verdure (salade et herbes aromatiques), des nems peuvent également être ajoutés. On choisit la solution la plus complète et nous dévorons notre assiette.



Carte SIM
Nous nous dirigeons ensuite vers un magasin Viettel pour nous munir d’une carte SIM locale et d’un forfait offrant des data.
Nous trouvons un magasin assez facilement et le staff parle très bien anglais. On nous montre un résumé des forfaits pré-payé qu’ils proposent. Le moins cher est à 25€ et propose 150Go pendant 1 mois. C’est très cher pour le pays et nous lui demandons s’il n’a rien en-dessous. Il nous dit que non. Nous décidons alors de quitter la boutique et d’en trouver une autre. La seconde est mieux et nous propose un forfait de 1Go / jour pendant 1 mois pour 140 000VND/pers (environ 4,50€) ce qui est tout à fait correct. Nous restons une bonne heure dans le magasin car pour finaliser la procédure ils doivent prendre une photo de nos passeports. Le problème est qu’ils sont trop réfléchissants et qu’ils n’arrivent pas à prendre de photo correcte. Cela se finit par un appel vidéo avec le service clientèle pendant lequel ils semblaient nous prendre en photo. Nous ne savons pas trop mais nous repartons avec carte Sim et forfait !
Change
On continue la journée « arrivée dans le pays » en se rendant dans une bijouterie afin d’échanger les euros que nous avons pris avec nous. On nous propose 26 750 VND pour 1 euro, c’est mieux que le cours actuel et cela est du au fait que la bijouterie soit indexée sur le cours de l’or. Nous changeons 400€ et repartons avec 10 000 000 VND, ça fait une belle petite liasse. Nous retournons à notre logement pour en déposer une partie.
Déambulation dans le vieux quartier
Les formalités complétées, nous prenons un peu de temps pour flâner dans les rues du vieux quartier. L’atmosphère est difficilement descriptible. La ville est très intimidante avec ces très nombreux véhicules motorisés qui nous ignorent totalement, qui nous klaxonnent dessus et ces marchands à la sauvette à chaque coin de rue. L’indifférence des vietnamiens à notre égard nous fait également nous sentir bien: on ne se sent pas en insécurité et on n’a pas la sensation que notre présence attire les pickpocket malgré ce qu’on avait pu lire avant de partir. Les odeurs nous déroutent également: les odeurs de nourriture dépassée se mélangent aux effluves des aliments qui sont en train d’être finement préparés. Les trottoirs sont aussi assez inhospitaliers: ils sont jonchés de scooter, de détritus, des tables de la street food, des étales. Très clairement le piéton n’a que peu de place pour circuler à Hanoï. Sans s’en douter nous nous retrouvons en un rien de temps dans de minuscules ruelles qui serpentent le long des immeubles et qui nous coupent totalement de la ville. Plus loin, nous tombons sur la cathédrale Saint-Joseph, construite lors de la colonisation par les français et qui est sensée être une miniature de Notre-Dame. Les édifices religieux, tout comme toutes autres les bâtisses issues de la colonisation en général, sont globalement très bien conservées. La mini-statue de la liberté ne peut en dire autant et fut démontée par les locaux.
La ville est un dédale que nous apprécions explorer !



La journée est déjà bien avancée et nous rentrons dans notre logement. Nous ne faisons pas de vrais repas et nous nous réservons pour le tour de street food qui nous attend le lendemain.
Street food tour, prison de Hoa Lo et courses au BRMG
Nous nous réveillons de nouveau tardivement et malgré la fatigue accumulée, nous ne réussissons pas à nous endormir les soirs. Nous avons toujours des difficultés avec le décalage horaire lorsque nous nous déplaçons vers l’est. Il va falloir être patient et le temps va finir par régler notre sommeil et notre système digestif.
Street food tour
Nous ne prenons pas le temps de petit-déjeuner et nous nous rendons directement au point de rendez-vous pour notre tour de street food. On y retrouve notre guide vers les coups de 11h. 2 néerlandaises se joignent à nous pour la journée.
Au cours du tour, nous goûtons au total 5 plats, un jus de grenade et le fameux café à l’œuf. Il n’y a pas un seul plat que nous n’apprécions pas et tout est une belle découverte ! Notamment le café à l’oeuf pour lequel nous avions eu de mauvais retours de la part des touristes. Pour notre part, nous trouvons que ça a le goût d’un très bon tiramisu. Il faut savoir que les cafés à l’oeuf ne sont pas tous égaux et que l’établissement Cafe Giảng aurait soit disant la recette originale. La légende raconte que la recette serait née pendant une période de disette du lait au Vietnam.
Si vous êtes intéressés pour en savoir plus sur la composition des plats, vous pouvez jetez un coup d’oeil sur mon article sur le sans-gluten au Vietnam dans lequel je détaille la composition de nombreux plats.






Au cours de la visite, nous passons par de toutes petites ruelles et notre guide nous laissera la chance de passer devant. Pourquoi me demanderez-vous ? C’est simplement parce que des rats ont élu domicile dans la ville et qu’ils ne sont pas tout à fait du goût de notre guide. Il préfère alors laisser passer les français, qu’il associe à Paris et au film ratatouille. Pour lui on a l’habitude des rats. Notre réputation ne va pas en s’arrangeant…
Cette parenthèse faite, le tour a été très enrichissant et le guide ne manque pas de nous donner de nombreuses explications.
D’un point de vue pratique, on apprend à traverser la rue comme de vrais vietnamiens ce qui nous sera bien utile par la suite! Le guide nous dit qu’il faut être fabuleux, sous-entendant qu’il faut avoir confiance en soi quand on traverse, c’est quand on hésite que les drames se produisent.
On apprend également à nettoyer nos baguettes à la vietnamienne, c’est-à-dire, en frottant une tranche de citron dessus.
Et surtout on en apprend plus sur le contexte de la street food. Les stands disposent de mobiliers très minimalistes pour vous accueillir. Nous pensions que cela était tout simplement car les vietnamiens se contentent de peu et aussi parce que c’est facile à ranger. A priori, la raison serait également afin que vous ne vous y sentiez pas confortables. Le temps c’est de l’argent, et ils espèrent qu’en 10 min les clients aient été servi, aient mangé et aient payé et ça se ressent pendant les heures de pointe. On commence mieux à comprendre pourquoi nous avons été mal reçu la veille. Nous imaginions que la barrière de la langue en était la raison mais en réalité leur attitude est exactement la même vis-à-vis des vietnamiens. Notre guide s’est déjà vu être éconduit à plusieurs reprises dans les stands de rue: une fois quand il a demandé des boulettes de viande, la personne lui a répondu que pour ça il n’était pas au bon endroit et qu’il ferait mieux d’aller voir au supermarché; une autre fois, on lui a demandé s’il était aveugle car il prenait du temps pour lire les plats. Il ne faut pas être susceptible quand on vient dans les stands de rue de Hanoï !
Lorsque nous lui demandons ce que contient les plats, il nous dit qu’il ne sait pas. Les recettes des stands de rue sont des secrets bien gardés et seulement transmis de génération en génération. Eva comprend directement que manger dans les stands de rue ne va pas être facile.
Enfin, il nous demande si nous pensons que les gens qui font de la street food gagnent bien leur vie. En les observant, on a l’impression que non. Ils sont sobrement habillés, les chaises et tables mises à disposition sont très simples… Il nous indique qu’ici il nous faut pas se fier aux apparences. Que le gérant que nous croyions assez démuni roule en BMW et que les meilleurs de la street food se feraient dans les meilleurs jours 2000€/jour à 4000€/jour pendant le week-end.
Il nous parle également, sans aucun lien avec la street food, de la difficulté de l’accès à la propriété à Hanoï. Dans le vieux quartier, le quartier le plus cher, un 25m² se vend plusieurs millions d’euros. Les prix de la location ne sont pas en reste. Alors les enfants sont obligés de rester vivre chez leurs parents.
Prison Hoa Lo
On poursuit la journée en se rendant à la prison Hoa Lo. Il s’agit d’un édifice issu de la colonisation, période pendant laquelle de nombreux prisonniers politiques ont été enfermés dans l’enceinte. La prison avait pour réputation d’avoir un traitement très cruel avec ces prisonniers. Une guillotine, toujours présente, illustre d’ailleurs les sentences des prisonniers.
Des photos illustrent également la torture qui était infligée. Les prisonniers étaient attachés par les pieds et ne pouvaient se mettre debout, leur causant de nombreux problèmes de circulation.
Les lieux invitent aujourd’hui les visiteurs à se remémorer ces moments difficiles mais aussi la conviction dont on fait preuve les prisonniers pour garder leurs esprits en toutes circonstances permettant à certains de s’évader.
La seconde partie du lieu narre plutôt la vie des pilotes américains qui ont été faits prisonniers.
Tout y est très bien décrit mais nous avons trouvé qu’il manquait parfois un peu de contexte afin que le récit soit complet. La présence d’un guide permet surement d’avoir cette vue globale. Pour notre part, nous n’avons pris qu’un audio-guide qui était déjà appréciable.




On finit la journée en faisant quelques courses.
Il faut savoir qu’ici tout le monde mange à l’extérieur (les locaux y compris), les épiceries/supermarchés ne sont donc pas monnaie courante. Ceux que nous avons vus jusqu’à présent sont minuscules.
Nous en avons repéré un plus grand, un BRMG et nous sommes très surpris de ce que nous trouvons à l’intérieur. Il s’agit principalement de produits importés. Nous retrouvons entre autres de nombreux produits français notamment dans le rayon frais avec des yaourts, des fromages et autres produits laitiers. Pour le pays, les prix sont élevés et sont à peu près équivalents à ce que nous trouverions en France.
Nous en profitons pour regarder si on trouve des produits sans gluten pour Eva. Malheureusement, on ne trouve pas de produits certifiés sans gluten.
Kévin, quant à lui, trouve des encas à quelques centimes d’euros !
Nous finissons ainsi la journée, nos ventres étant toujours bien pleins de la dégustation de la street food réalisée plus tôt.
Balade autour du lac de l’ouest: entre histoire et zones commerciales
Pour cette 4ème journée, nous avons prévu d’explorer le nord-ouest d’Hanoï et comme nous sommes courageux (pour ne pas dire insensés), nous nous y aventurons à pied.
La cité impériale
Nous visitons un peu par hasard la cité impériale dont l’entrée ne coûte qu’environ 2,70€.
Les préparatifs pour la fête du Têt ont débuté. Nous y trouvons également des danseuses en train de préparer la chorégraphie pour fêter le nouvel an lunaire.
Nous passons au travers de nombreux bâtiments et nous prenons conscience de la grandeur des lieux: les bâtiments, les jardins, les cours…s’étendent sur près de 18 hectares.
Edifiée au XIe siècle elle a été le lieu de pouvoir politique régional pendant 13 siècles de façon quasi continue.
En 1967, un bunker est creusé afin d’accueillir l’armée vietnamienne.
Malgré les différentes guerres que les bâtiments ont vécu, les lieux restent relativement bien conservés et ce grâce à des travaux de restauration.
Fait assez étonnant: la citadelle n’a ouvert ces portes au publique que depuis 2004.




La mausolée d’Ho Chi Minh
Nous continuons avec la mausolée d’Ho Chi Minh.
Pour visiter ce lieu, les règles sont strictes. Pensez à bien vous habiller avec vos épaules et vos genoux couverts auquel cas vous ne pourrez pas entrer.

Cette mausolée a été construite afin d’accueillir la dépouille de Hô Chi Minh, le fondateur de la République démocratique du Vietnam mort le 2 septembre 1969.
La construction de l’édifice s’inspire du bâtiment accueillant Lénine et les travaux ont débuté en 1973, le corps d’Hô Chi Minh étant conservé dans un autre bâtiment en attendant la fin de la construction de ce dernier.
Nous n’avons pu le vérifier arrivant trop tard mais le corps de Hô Chi Minh serait préservé dans le froid, sous un sarcophage de verre éclairé par les lumières tamisées. Le corps aurait fait preuve d’un embaumement méticuleux pour lequel les proches collaborateurs d’Hô Chi Minh auraient fait appel aux alliés soviétiques afin de procéder de la même manière que pour le corps de Lénine. Ceci se serait fait contre la volonté d’Hô Chi Minh puisque ce dernier aurait écrit dans son testament « Pas de pierre tombale ni de statue de bronze » mais une simple urne en céramique. Le corps est gardé depuis des décennies 24h/24h par des gardes.
Le monument est normalement ouvert au public tous les jours de 9h à midi.
Il vous sera cependant interdit de prendre des photos ou d’effectuer des vidéos à l’intérieur du mausolée.
A côté de la mausolée est disposé un musée en l’honneur d’Hô Chi Minh que nous n’avons pas visité.
Le palais présidentiel
Un peu plus loin, est disposé le palais présidentiel, un bâtiment reconnaissable de par sa couleur jaune indiquant qu’il s’agit d’un édifice datant de l’époque coloniale. A l’époque, le bâtiment était occupé par le gouverneur de l’Indochine française.
Hô Chi Minh aurait dû occuper les lieux mais ce dernier a refusé car pour lui il n’était pas concevable d’habiter un bâtiment aussi luxueux alors que les citoyens de son pays étaient pauvres et affamés. Il décide d’habiter à la place une petite maison dans le jardin, la Maison N°54 et le palais présidentiel sert à accueillir les délégations importantes.
De nos jours, le palais présidentiel sert principalement à accueillir les représentants politiques étrangers lors de leur visite au Vietnam. Lors de notre visite, de nombreuses personnes étaient d’ailleurs en train de se serrer la main sur le pavillon d’entrée du palais.

Le lac Ho Tay
Nous continuons notre chemin toujours plus vers le nord pour rejoindre le Lac Ho Tay.


Jusqu’à la Pagode Trấn Quốc, la pagode la plus ancienne de Hanoï et construite au VIe siècle, la promenade reste plaisante.


Nous décidons de continuer notre chemin autour du lac afin de rejoindre un restaurant et une épicerie proposant des produits sans gluten.
Mais nous regrettons rapidement. Pour rejoindre les enseignes, il nous faut quitter les alentours du lac et nous nous retrouvons sur une route avec un trafic démentiel. Les 2 roues nous frôlent, les câbles téléphoniques coupés nous tombent sur la figure. Une fois le trottoir revenu, ce dernier est en travaux et difficilement praticable.
Nous arrivons à nos destinations mais avec 20 points d’audition en moins.
De nombreux travaux ont lieu dans le secteur, espérons que ce soit pour améliorer la circulation de chacun. De nombreux établissements luxueux, des hôtels ainsi que des restaurants, sont également en train d’être construits. Il est possible que l’arrivée des touristes dans la zone aide aux développements des infrastructures.
Nous avons fini nos achats et la pénombre commence à tomber. Nous nous demandons si nous ne prendrions pas un bus pour nous faire parcourir les 6-7kms qui nous séparent de notre logement. La circulation à l’arrêt nous fait nous décider de rentrer par nos propres moyens et nous activons nos jambes.
Pont Long Bien et soirée sans véhicules motorisés !
Pour cette dernière journée à Hanoï, on pense se préserver un peu ou tout du moins plus que la veille. Le plan est d’aller sur le Pont Long Bien et de le traverser jusqu’au fleuve rouge.
La réalité est un peu différente et l’accès au pont n’est pas aussi simple que ce que nous pensions. Google maps est d’une aide incommensurable mais il nous amène assez régulièrement dans des culs de sac au Vietnam. Les petites rues dans lesquelles il nous amène sont souvent bouchées par des maisons ou autres bâtiments ce qui témoigne de la construction rapide dans le pays.
On se retrouve en périphérie de la ville, dans une zone plus pauvre que ce que nous avions jusqu’à présent et la route laisse place à un chemin en terre. On voit des chauffeurs de Tuk-Tuk réparer leur appareil de travail ou encore le repeindre. On voit aussi des hommes jouer à une espèce de badminton mais avec les pieds… Nous sommes sidérés par leur dextérité. On voit également un stand de street-food bien plus modeste que ce que nous voyons dans le centre de Hanoï. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, à chaque fois que l’on se retrouve dans des zones plus pauvres, on retrouve des sols jonchés de plastiques, la population n’étant pas forcément éduquée à l’importance de disposer ces derniers dans des poubelles.
Après avoir traversé une zone de marché à la sauvette et une route dont nous aurions jamais pensée en ressortir vivants, nous accédons enfin au pont.
Un petit trottoir a été conçu pour les piétons mais âmes sensibles s’abstenir, les dalles tremblent au passage des véhicules et sont percées laissant entrapercevoir le vide sous nos pieds. Kévin combat sa peur du vide et ça en vaut le coup. On observe sur le côté une impressionnante zone agricole avec de nombreux bananiers. Puis nous arrivons aux abords du fleuve rouge dont le diamètre est saisissant.
Il faut savoir que le pont Long Bien a été pensé dans le style Eiffel. Il a été le premier pont en acier permettant de traverser le fleuve. Il mesure 1682m de long et fut une cible privilégiée pendant les différentes guerres que le pays a subi. Malgré tout il a su résister à ces nombreuses attaques. Aujourd’hui d’autres ponts ont été construits pour traverser le fleuve. Ce pont est cependant toujours utilisé que ce soit pour faire traverser les voitures, les scooters mais aussi le train.



Sur le chemin retour, nous nous arrêtons dans une des nombreuses enseignes Mixué. Eva commande un bubble tea, pardon un pearl tea comme on dit ici, pour une somme modique de 25 000 VND (environ 1€).
Nous serpentons le long des rues et nous observons les décorations pour le Têt envahir peu à peu les étales.



Puis nous cherchons à nous installer à l’étage d’un café pour observer et filmer la circulation autour du lac Hoan Kiem. C’est à ce moment que nous constatons que la circulation a été coupée. Nous apprendrons qu’en réalité cela se produit tous les week-end (du vendredi soir au dimanche soir). Nous devons changer nos plans mais avec une certaine pointe de plaisir: pouvoir circuler sans tout le temps devoir se soucier des motos et voitures procure une toute nouvelle expérience du lieu! Le fait qu’il n’y ait plus de coup de klaxon permet également de mieux profiter et nos oreilles nous remercient.
Nous finissons la journée avec un snack typiquement vietnamien. Eva a entendu parlé des Banh Trang (littéralement des feuilles de papier de riz) qui seraient normalement tout le temps sans gluten.
On s’installe à un stand de rue qui en propose mais 3 versions y sont proposées: le Bánh Tráng Nuóng (feuille de papier de riz grillée), le Bánh Tráng Cuôn (feuille de papier de riz roulée) et le Bánh Tráng Trộn (feuille de papier de riz coupée). On a beau utilisé nos traducteurs ça ne nous éclaire pas. On essaie d’échanger 2-3 mots en anglais mais on n’arrive pas à se faire comprendre. On sait aussi que dans les stands de rue d’Hanoï il ne faut pas trainer alors on commande les 3! Le Banh Trang Nuong remporte les louanges d’Eva et Kévin. Kévin ne fera qu’effleurer le Banh Trang Tron et c’est vrai qu’un goût assez prononcé en ressort. Il est fort probable que du poulpe séché ait fait parti du plat mais chuuut Kévin ose et on va pas le dégoûter!



C’est ainsi qu’on finit notre dernière soirée à Hanoï. On n’aura pas vu le séjour passer et on prépare nos bagages pour… Sa Pa (to be continued).
En résumé
Notre avis sur Hanoï en janvier
Malgré un temps généralement froid à cette période, nous avons eu la chance d’avoir des températures très clémentes (autour de 25°C), avec parfois un ressenti chaud avec l’humidité.
Nous ne savons pas à quoi ressemble la capitale en pleine saison, mais en janvier, le nombre de touristes était tout à fait raisonnable et c’était fort apprécié: les rues étaient déjà bien assez pleines de scooters, d’objets abandonnés et de poubelles.
Malgré son apparence peu attirante et ses klaxons qui n’en finissent plus, la capitale renferme beaucoup de charme et garde de nombreuses traces du passé.
En fonction des quartiers les ambiances peuvent changer du tout au tout. La plupart du temps, vous n’aurez même pas besoin de changer de quartier pour passer d’une maison qui tient à peine debout à un établissement de luxe.
Hanoï nous a également séduits avec sa cuisine. Nous savions que la ville était réputée pour cela, mais étant notre première ville nous n’avions pas de point de comparaison et nous n’avons pas assez su en profiter. Ne soyez pas surpris si le contact avec les marchands de street food est froid. Ils comptent sur des clients réguliers pour leur ramener de l’argent et n’ont pas besoin des touristes pour gagner leur vie alors ils ne vous prendront pas avec des pincettes, tout comme c’est le cas avec les vietnamiens d’ailleurs.
En faisant une visite de la street food à Hanoï vous ne serez pas déçu. Faites cependant attention à réserver un guide qui s’y connaît.
Côté durée, nous y sommes restés 5 jours car nous avions le temps, votre durée dans la ville peut facilement être raccourcie mais prenez tout de même plusieurs jours pour pouvoir prendre pleinement conscience de la beauté de la ville.
Le week-end, les alentours du lac Hoan Kiem sont fermés à la circulation et sont très agréables. Les vietnamiens et leurs enfants jouent au beau milieu de la rue.
Le bémol de la ville c’est donc sa circulation et l’air très pollué qui en découle. Les asthmatiques préparez vos ventolines. La circulation ne va pas en s’arrangeant. De plus en plus de voitures font leur apparition et il va devenir très difficile et peu agréable de se promener dans les rues d’Hanoï si rien n’est fait.
Côté pratique
Sortir de l’aéroport
Bus pour rejoindre le centre depuis l’aéroport: ligne 86, 50 000 VND/pers
Evitez au maximum les taxis qui vous taxeront un max. Vous pouvez toujours voir à avoir un Grab qui peut être un bon compromis.
Changer ses euros
Adresse de la bijouterie où nous sommes allés pour faire changer nos euros: lien Google maps
Visites
*Street food tour en anglais:
lien Tripadvisor
22,50€ par personne cela inclus la dégustation de 5 plats, 1 boisson et 1 dessert. 1 bouteille d’eau pour la journée vous sera également fournie.
*Prison de Hoa Lo:
lien Google maps
Entrée à 50 000 VND / pers (2€)
Audio-guide à 100 000 VND / pers (4€)
*La cité impériale:
lien Google maps
Entrée à 70 000 VND / pers (2,70€)
Logement
Lorsque vous réservez votre logement, soyez vigilants concernant le bruit. La ville est très bruyante et il est facile de se retrouver dans un logement dans lequel vous ne saurez fermer l’œil de la nuit.
Le logement où nous sommes restés était calme: https://air.tl/fU36ura8 pour un prix de 21€/nuit. A noter qu’il est tout à fait possible de trouver des logements moins chers notamment en dortoirs avec des prix entre 7-10€ la nuit.
Nourriture
Compter entre 30 000 et 50 000 VND / plat en stand de rue
Dans un restaurant les prix seront plus élevés et seront aux alentours de 60 000 – 80 000 VND pour un plat vietnamien.
Points d’attention
Votre pire ennemi à Hanoï seront les scooters et les voitures. Ne vous fiez pas aux feux: personne ne les respecte. Traverser devient tout un art. Marché à allure constante afin que les scooter slaloment autour de vous. Quand il s’agit de véhicules plus gros (voitures, cars), arrêtez-vous car eux ne s’arrêteront pas.
Nous ne mentionnons pas les risques d’arnaque car nous n’en avons pas vécu mais restez vigilants de façon raisonnée.
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COMMENTAIRES
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Super article encore une fois. Merci de nous faire partager vos expériences :). Les problème de temps de trajet et le désordre ambiant ne me font pas réver par contre la nourriture et les paysage un peu plus :).
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Merci Nicolas pour ton commentaire. En effet il faut faire abstraction de certains aspects de la ville pour vraiment en profiter.
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