Un aperçu d’Osaka et beaucoup de fun à Universal Studio Japan (2 jours)
Un séjour en automne au Japon : partie 1/7
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Nous commençons notre périple à Bruxelles pour Kévin et Eva et à Lyon pour Nicolas.
On se retrouve tous à l’aéroport Paris Charles de Gaulle quelques minutes avant l’embarquement, l’avion de Nicolas ayant eu du retard. Mais ce n’est qu’un détail car nous sommes tous là à temps et nous sommes tellement enthousiastes à l’idée d’aller au Japon: nous en rêvions depuis tellement de temps.
Il n’y a désormais plus qu’un pas qui nous sépare du Japon enfin plutôt presque 14 000kms et 12h de vol mais ce n’est qu’un détail 😁.

Arrivée au Japon et découverte d’Osaka
Nous arrivons au pays du Soleil Levant à l’Aéroport international du Kansai (Osaka) à 9h heure locale, soit à 2h du matin en France et en Belgique. Notre vol a duré un peu plus de 12h ce qui est légèrement plus long qu’à l’accoutumé car la Russie est actuellement totalement contournée du fait de la guerre en Ukraine.
Malgré notre volonté d’essayer de dormir pendant le vol afin de ne pas trop souffrir du décalage horaire, nous n’arriverons à lâcher prise que pendant quelques heures et la fatigue est bien présente à l’arrivée.
Mais nous arrivons quand même à nous réjouir d’enfin être au Japon!
On prend pleinement conscience que nous y sommes lorsque nous utilisons les toilettes de l’aéroport. Pour Nicolas, c’est la routine car il a des toilettes japonaises chez lui. Pour Eva et Kévin, c’est la découverte et il nous faut apprendre à décrypter les symboles. Heureusement pour nous c’est assez explicite et nous nous en sortons sans trop galérer. Nicolas prévient quand même Kévin de ne jamais utiliser le jet spécifique aux femmes au risque de s’en souvenir pendant un petit moment.

Exemple de télécommande qui peut être trouvée dans les WC japonais
On profite d’être à l’aéroport pour récupérer nos JR pass et acheter une IC card. (pour plus de détails sur comment voyager au Japon, rendez-vous ici).
Nous n’activons pas encore notre JR pass car les déplacements en JR line sont limités dans Osaka et Kyoto. Nous achetons donc notre premier billet de train et nous montons dans la Nankai Line qui relie l’aéroport au centre d’Osaka. Nous trouvons facilement et les rames sont très régulières: nous n’avons quasiment pas de temps d’attente. Pour ce premier transport, nous avons de la chance car nous allons jusqu’au terminus, pas de stress de s’arrêter au mauvais arrêt. Mais nous voilà aussi rassurés pour toutes les prochaines fois : nous constatons que les arrêts sont écrits en japonais mais aussi en alphabet latin.
Nous profitons de la vue sur la mer pendant le trajet. Pour le moment nous ne sommes pas trop dépaysés: les bâtiments et autres infrastructures sont assez similaires à celles que nous pourrions rencontrer chez nous à l’exception des lignes électriques. Cela attire directement l’attention de Nicolas et il est vrai que l’horizon est zébré de câbles noirs. De rapides recherches sur internet nous indiqueront que le Japon aurait la plupart de son réseau électrique non enterré pour des raisons économiques et cela expliquerait cette abondance de lignes électriques visibles. Le sujet y serait régulièrement discuter pour des raisons de sécurité et de durabilité.
Une fois arrivés dans le centre d’Osaka, nous nous débarrassons de nos gros sacs dans un coin locker, Kévin aura l’impression d’être à la piscine à chaque fois que nous en utiliserons (chacun ses traumatismes).
Ces casiers sont hyper pratiques: il y en a de toutes les tailles et il y en a littéralement de partout. Ca permet de ne pas s’embarrasser de 10 kgs sur les épaules inutilement à chaque fois que nous sommes en transition entre nos logements.
Puis vient l’heure de faire ce qui sera la tâche la plus ardue de ce voyage: manger. Entre le régime sans-gluten requis pour Eva (voir un guide sur comment voyager sans gluten au Japon ici) et le fait que Kévin n’aime ni riz, ni produits de la mer, les choix sont très limités. Heureusement que Nicolas n’a aucune contrainte alimentaire et des goûts très variés.
Après une bonne heure de recherche, nous nous arrêtons au restaurant Okonomiyaki Chibo qui propose des Okonomiyaki pouvant être adaptés à un régime sans gluten. Voici notre première expérience dans un restaurant japonais et nous comprenons vite que se faire comprendre ne sera pas simple. Ils parlent peu anglais et certaines fiches d’information, telle que la liste des allergènes, sont uniquement écrites en japonais. Heureusement nous avons Google translate et le personnel du restaurant est d’une patience énorme: même si cela prend du temps de se comprendre, ils prennent le temps de s’assurer que le message est bien passé. Malgré les efforts de la part de tout le monde, il y aura bien une perte d’information et Kévin et Nicolas se trouveront avec du saké (à 17% heureusement) au lieu des bières qu’ils pensaient voir arriver. On avait très faim et les Okonomiyaki sont les bienvenues: c’est très complet et nous sommes rassasiés. Nous trouvons ce plat bon et avec des goûts que nous ne trouverions pas chez nous mais nous ne trouvons pas cela incroyable non plus. C’est un assemblage complexe de divers aliments (je vous ai mis un dessin explicatif de la composition d’un Okonomiyaki dans le diaporama ci-dessous) et il nous est dur d’en identifier des goûts.
En continuant de déambuler dans les rues, Kévin et Nicolas s’essaient aux boissons dans les distributeurs. Ils laissent le destin décider et n’essaie pas de comprendre le type de boissons qu’ils sont en train d’acheter. Nicolas tombera sur la meilleure boisson que nous aurons trouvée au cours du voyage et que nous rechercherons désespérément à retrouver. Ce ne sera que lors des derniers jours que nous retrouverons à Tokyo cette fameuse boisson à l’aloe vera et plus précisément à Ueno. Kévin aura quant à lui une boisson au raisin.
Nous retournons à la gare récupérer nos sacs et nous décidons de faire les 3kms qui nous séparent de notre logement à pied. Nous ne profitons malheureusement pas des charmes de la ville car nous nous dirigeons vers la périphérie mais cela nous permet de voir que la ville reste à taille humaine, les routes ne sont pas saturées et de grands trottoirs sont toujours présents. On commence cependant à prendre conscience de l’importance des vélos au Japon. Beaucoup de gens se déplacent ainsi. On voit également beaucoup de mamans transportant leurs enfants sur leur vélo (un à l’avant, l’autre à l’arrière). Ils se déplacent quasiment exclusivement sur les trottoirs et il faut rester vigilants: ici le vélo est roi et c’est à vous de vous écarter. A Kyoto, nous manquerons de peu de percuter des vélos à plusieurs occasions.
Après avoir galéré à trouver notre logement dans une petite rue non référencée sur Google maps, nous partons faire nos courses. Nous trouvons un supermarché japonais à quelques pas de notre logement. C’est le dépaysement total et les produits que nous trouvons sont bien différents de ceux que nous trouverions chez nous (si ce n’est les fruits et légumes). La chasse aux étiquettes couplée à l’utilisation de Google traduction commence pour Eva. Ca se finira par des Onigiri aux champignons pour elle. Kévin et Nicolas trouvent différents plats: des yakitoris, des udons, des karaage… Ils trouvent même un melon pan en parfait trompe l’œil. Nous profitons également de 20% de réduction sur quasiment tous les produits. Venir tard (vers 18 – 19h) est une bonne habitude à prendre pour profiter de ces réductions sur les produits à péremption rapide: il s’agit des waribiki.
Nous rentrons à l’appartement les bras bien pleins et nous profitons du repas pour préparer notre journée du lendemain qui sera à Universal Studio Japan.
Puis nous partons nous coucher vers 22h complètement exténués.
Universal Studios Japan (USJ)
Pour ce second jour, nous nous rendons au studio d’Universal situé à Osaka.
Nous avons acheté des pass coupes files qui nous permettent d’être prioritaires pour certaines attractions à des heures données. Pour en savoir plus, sur comment vous rendre à USJ, rendez-vous ici.
Nous commençons la journée par la zone d’Harry Potter. Dès l’entrée du parc, nous sommes subjugués par les décors et nous ne sommes pas déçus par ceux de Harry Potter qui présentent une reproduction très réussie de Poudlard et de Pré-au-Lard. Nous retrouvons la boutique d’Ollivander, des stands de Bière au Beurre, le pub des Trois Balais et bien d’autres. Ici tout le monde est déguisé et on ressent vraiment la culture cosplay.
On commence la journée avec l’attraction A forbidden journey. L’attente se fait dans la reproduction de Poudlard et la décoration est vraiment très immersive: cela va des portraits animés, au journaux animés, au choixpeau magique. Le peu d’attente que nous avons à faire est vite oubliée dans ces conditions. Puis nous embarquons dans une nacelle pour suivre Harry Potter et cie dans diverses péripéties. C’est riche en sensation: les sièges bougent, nous recevons de l’air pour nous donner la sensation de vitesse, des gouttes quand les araignées nous crachent dessus. C’est très immersif et nous sommes vraiment agréablement surpris. Nous sortons quand même avec un petit haut le cœur mais on s’en remet vite.
On enchaîne ensuite avec le Flight of the Hippogriff. Il s’agit d’un très court roller coaster. Ca permet à Kévin de goûter de nouveau aux « sensations fortes »: il sort de l’attraction vidé et avec la voix enrouée. Nous sommes heureux de n’avoir fait que quelques minutes d’attente pour celui-ci car la balade est vraiment courte.
On continue notre visite avec le cinéma 4D de Jujutsu Kaisen. Il ne fait pas partie de notre pass mais il n’y a quasiment pas d’attente alors on en profite. On y retrouve bien l’effet 3D mais nous n’accrochons pas trop à l’histoire. Le fait que tout soit en japonais n’a surement pas aidé mais la qualité de l’image non plus.
Pendant la période d’Halloween, le parc profite d’ouvrir des manoirs hantés et autres attractions à frissons. Nous allons dans une d’entre elle. C’est là encore très immersif et je dirai que c’est vraiment l’impression que nous aurons tout au long de la journée. Les acteurs et actrices sont hyper bien grimés et savent parfaitement bondir au bon moment pour créer la surprise et la peur.
On se dirige ensuite vers la 3ème attraction de notre pass: Hollywood ride back-drop. C’est l’attraction pour laquelle nous avons le plus attendue du fait qu’ils alternent les wagons dans le sens normal d’attraction et les wagons à reculons. Kévin finira de perdre sa voix dans cette attraction. Malgré le fait que Nicolas et Eva se moquent gentiment de Kévin, ils doivent bien admettre que l’attraction les a brassés: faire un roller coaster à reculons ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour l’estomac.
Tout ceci nous ouvre l’appétit et nous nous dirigeons vers la zone de Jurrasic Park pour manger. Eva pensait qu’il serait facile pour elle de manger dans ce restaurant qui propose des bowl. Malheureusement ce n’est pas le cas et Eva ne mange qu’une barquette de frites. C’est assez pour remettre un peu de fuel. L’avantage c’est la présence de fiche d’allergènes pour chaque plat ce qui permet de manger en toute sérénité.
On va ensuite voir le spectacle de Waterworld et nous faisons aussi la balade de Jaw. Il s’agit de deux attractions en plein air, avec de l’eau et des explosions de partout. Ca change de ce que nous avons pu voir le matin et ça fait du bien d’être à l’extérieur surtout qu’il fait super beau.

Nous continuons avec le cinéma 4D de Spider-man. Nous y allons sans aucune attente et nous en ressortons avec beaucoup d’éloges. Il s’agit probablement de l’attraction que nous avons le plus appréciée parmi celles que nous avons faites. C’est dans le même jus que A Forbidden Journey mais en encore plus immersif. Ca bouge moins également ce qui donne moins la sensation de haut le cœur à la sortie de l’attraction.
Puis nous finissons la journée en apothéose avec le monde de Nintendo. C’est le moment que Nicolas et Eva attendaient depuis le début de la journée. L’immersion est totale !
On entre dans le monde par un tuyau vert avec cette fameuse musique qui a bercé notre enfance. De l’autre côté du tuyau on croirait avoir été happer dans un jeu de Mario. Les décors sont tous plus beaux les uns que les autres, les effets sonores sont du meilleur effet. Ce dont on ne se rend peut-être pas compte sur les photos, c’est la taille des décors. C’est immense et on se croirait vraiment dans un petit village.
Notre première attraction est celle de Mario Kart: Koopa’s challenge. L’attente se fait dans le château de Bowser et encore une fois, on ne voit pas le temps passer. L’attraction est hyper interactive: nous sommes dans un circuit de Mario Kart. Nous dirigeons notre kart virtuel avec un volant et on lance les objets typiques de Mario Kart dans la direction dans laquelle on regarde. Là encore ça change de tout ce que nous avons pu faire jusqu’à présent et pour tous les fans de Mario Kart allez-y les yeux fermés.
A la sortie de l’attraction, on rejoint une boutique dans laquelle Kévin et Eva s’arrêtent: c’est l’anniversaire de Nicolas aujourd’hui et ils se doivent de lui acheter des accessoires pour rendre ce moment inoubliable. Il accepte volontiers de porter le cerceau de Yoshi qu’il a reçu jusqu’à la fin de la journée. Cela lui vaudra de nombreux compliments de la part des japonais: ils ont tous des accessoires que ce soit des filles, des garçons, des femmes ou des hommes et ils semblent enthousiastes de voir des étrangers dans le même engouement qu’eux. On complète l’anniversaire avec 2-3 autre goodies et une casquette de Luigi qui aura son petit succès auprès des japonais(e).
On continue l’exploration du monde de Nintendo avec Yoshi’s adventure. Nous montons dans des Yoshi qui nous font traverser la zone de Nintendo. Ici pas de sensation forte mais on apprécie tout de même d’observer tous ces décors. En plus, la nuit est tombée et nous redécouvrons les lieux qui sont désormais illuminés.
Nous concluons l’aventure par un dîner au Kinopio’s café. C’est surement ici que nous avons eu la plus longue attente mais maintenant que nous avons fait tout ce que nous voulions absolument faire cela nous importe peu. Eva pourra y manger un plat complet, un curry. Nicolas et Kévin mangent des plats à l’effigie de Mario. L’ambiance est incroyable et nous sortons heureux de l’expérience.
A la nuit tombée, pendant la période d’Halloween, les zombies, les loups-garous, les Chucky et autres, envahissent le parc. Ils ne vont cependant pas dans les zones (Harry Potter, Nintendo et les Minions) et Eva appréhende la sortie. Il n’est que 20h et le parc est encore pleins d’enfants. Nous pensons donc que ça va rester soft mais que nenni. La musique à changer laissant place à une musique d’ambiance de film d’horreur. Le parc est intentionnellement très peu éclairé et des agents sont disposés un peu de partout pour nous signaler où aller avec des bâtons lumineux verts et rouges. A chaque recoin, les monstres nous sautent dessus. Ils osent peu avec nous avec nous car ils doivent être hésitants quant à nos réactions, ils le sont beaucoup moins avec les japonais et surtout les japonaises qu’on entend hurler partout dans tout le parc.
Nous prenons ensuite une pause avec l’ambiance horreur en rejoignant la zone des Minions. Il n’y a personne à l’attraction Despicable me: Minion Mayhem alors nous en profitons. C’est dans le même style que A forbidden Journey ou encore Spiderman mais nous avons préférées les précédentes surement car l’effet de surprise n’est plus là.
Les attractions ferment petit à petit et il est maintenant temps de quitter le parc.
Sur le chemin de la sortie, nous nous laissons prendre à la parade des zombies et autres et nous y resterons jusqu’à la fermeture du parc: nous ne nous lassons pas de découvrir les déguisements et leur façon de ne faire qu’un avec le personnage.
Cela nous vaudra de nous retrouver amasser dans la foule lors de la fermeture. C’est Nicolas qui s’en rend le plus compte car du haut de son 1m85 il surplombe la plupart des japonais. Finalement nous arrivons à rejoindre une rame de train sans difficulté ni bousculade et qu’est-ce que c’est agréable !
Demain ce sera l’heure de quitter Osaka. Notre séjour y fut bref et nous n’avons que très peu vue la ville mais c’est un très bon prétexte pour y revenir !
COMMENTAIRES
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Incroyable récit j’ai eu l’impression de revivre la journée :).
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