2 demi-journées pour parcourir l’incroyable parcours du Shimanami Kaido: de notre expérience aux informations pratiques
Un séjour en automne au Japon – Partie 3/7
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- Notre trajet jusqu’à Onomichi et la location de vélo
- Notre itinéraire en vélo
- Notre traversée de Mukaishima et Innoshima islands
- Ikuchijima et notre pause fraîcheur au Shimagokoro SETODA Honten
- Notre nuit au I-LINK HOSTEL & CAFE SHIMANAMI
- Notre traversée d’Ohmishima et Hakatajima islands
- Ohshima island: notre détour au Kirosan observatory park et dernier pont pour rejoindre Imabari
- De Imabari à Fukuyama
- FAQ pour ceux qui souhaiteraient faire le Shimanami Kaido
- Quelle est la route du Shimanami Kaido ?
- Y-a-t-il des points pour se ravitailler au cours du trajet ?
- Comment cela se passe-t-il pour la location de vélo ?
- Faut-il payer des taxes au passage des ponts ?
- Combien de temps faut-il pour réaliser le parcours ?
- Est-ce qu’il y a des pistes cyclables tout le long du trajet ?
- Que faire si j’ai un sac encombrant pas ou peu transportable en vélo ?
- Quels sont les transports en commun disponibles depuis / entre Onomichi et Imabari ?
- Notre avis sur le Shimanami Kaido

Le Shimanami Kaido est un parcours très connu au Japon entre autre grâce à son accès facilité pour les vélos. Il permet de traverser 6 îles via des ponts accessibles aux voitures, aux vélos et aux piétons; de relier Honshû à Shikoku; mais surtout de profiter de magnifiques paysages.
On vous partage ci-dessous notre expérience et si l’aventure vous tente, vous trouverez une petite FAQ en fin d’articles pour vous aider à l’organiser.
Et si vous ne connaissez pas encore ce qu’est le Shimanami Kaido, rendez-vous ici pour avoir la carte détaillée.
Notre trajet jusqu’à Onomichi et la location de vélo
Notre journée commence à Kyoto. Pour rejoindre Onomichi, notre point de départ pour le Shimanami Kaido, nous prenons le Shikansen. C’est un train rapide qui circule à sa vitesse de pointe à 250 km/h. C’est l’équivalent de nos TGV mais celui-ci ne ralentit pas ou peu lors de l’arrivée dans des gares dans lesquelles il ne doit pas s’arrêter: frissons garantis !
Nous utilisons pour la première fois notre JR pass. C’est une sorte d’abonnement pour accéder de façon illimitée à toutes les lignes appelées JR (Japan Rail; cela inclut des trains mais aussi des bus) pour une période donnée. Malgré les informations que nous avons demandées sur quand et comment utiliser le JR pass, nous nous emmêlons un peu les pinceaux. En effet pour accéder à la gare et à ses trains locaux, un premier portillon doit être franchi, puis un second est franchi pour accéder au Shikansen. Par habitude, pour rentrer dans la gare nous utilisons l’IC card, cette carte que nous utilisons depuis le début du voyage et qui nous permet de payer la quasi totalité des transports à travers tout le Japon. Puis nous utilisons notre JR pass pour passer le second portique.
Nous n’avons pas suivi la bonne procédure et nous aurions dû passer le JR pass dans chacun des 2 portiques. Nous allons donc voir des agents afin de ne pas raquer lors du prochain passage de notre IC card. L’agent réinitialise notre carte sans vraiment poser plus de question que ça. Comme à chaque fois lorsque nous rencontrons des « problèmes », les japonais nous croient sur parole ce qui nous facilite grandement la tâche et ce qui transforme ces « problèmes » en simples anecdotes.
Enfin dernier petit détail qui a son importance pour toute personne qui souhaite voyager en transports en communs au Japon, contrairement à l’IC card, le JR pass est un vulgaire bout de papier cartonné. Pour notre part nous l’avons payé presque 300€ afin d’accéder aux services pendant 14 jours et à chaque passage dans la machine nous frissonnons un peu: un froissage, une cornure et c’est game-over. Par rapport à l’IC card qui est une carte en plastique et dont la validation se fait sans contact, nous trouvons que c’est léger mais nous allons devoir vivre avec.
Une fois tous ces petits aléas passés, nous prenons le train. Le trajet jusqu’à Onomichi n’est pas direct et nous nous arrêtons une première fois à Shin-Osaka et une seconde fois à Fukuyama. C’est lors de ce second arrêt que nous laissons nos gros sacs dans de précieux coins lockers. On paie pour sécuriser nos sacs pour 2 jours.
Puis nous reprenons un train pour Onomichi.
A notre arrivée à la gare, nous passons dans un 7/11 pour acheter notre déjeuner. Nous trouvons une table de pique-nique au bord de l’eau. Il fait chaud, il fait beau, c’est parfait ! Nous nous retrouvons désormais avec une pile de plastique dont nous devons nous débarrasser. Nous cherchons une poubelle, en vain: ici il n’y a que très peu de poubelle publique pour des raisons d’hygiène. Nos sacs sont déjà bien pleins et nous pouvons difficilement faire rentrer tout ce plastique. Nous décidons donc de retourner au 7/11 pour leur donner nos déchets et là, ô grand bonheur, nous découvrons des poubelles à l’entrée du konbini. C’est une bonne leçon et nous le saurons pour le reste de notre séjour.
Nous cherchons ensuite le loueur de vélo. Eva rentre dans un bureau pensant que cela correspond à notre point sur Google maps mais ce n’est pas le cas. Les employés osent à peine dire à Eva que ce n’est pas ici. La situation fait bien rire Nicolas et Kévin.
Finalement nous continuons notre chemin et nous voyons une myriade de vélos: nous sommes au bon endroit. La location se fait très facilement malgré le fait que les employés ne parlent que très peu anglais. Le seul hic au tableau est pour Nicolas: les japonais sont petits et cela se ressent sur la taille de leur vélo. Nicolas prend le vélo le plus grand disponible mais il reste largement trop petit pour lui.
Une fois armés de nos vélos nous rejoignons les quais et le point de départ du ferry qui nous emmènera au début de la piste du Shimanami Kaido. En effet, le premier pont du Shimanami Kaido au départ d’Onomichi n’est pas accessible aux cyclistes et nous devons donc emprunter la voie maritime.
En attendant l’arrivée du bâteau, Kévin et Eva se rendent dans un info center pour se renseigner concernant les logements au cours du parcours. Nous avons en effet fait le choix de ne rien réserver à l’avance. Ainsi nous pouvions facilement ne plus faire le Shimanami Kaido en cas de mauvaise météo. Heureusement pour nous le soleil est au rendez-vous et il faut commencer à se demander où nous allons dormir. On nous conseille le Setoda Sunset. Nous repartons qu’en même avec une carte qui nous sera bien utile.
Pendant ce temps, Nicolas est resté au niveau du quai et est abordé par une étudiante qui fait des statistiques sur les personnes réalisant le Shimanami Kaido. L’échange se fait en anglais et l’étudiante indique qu’elle a déjà fait la route et que c’est tout à fait faisable mais que certaines portions sont plus difficiles que d’autres: ce n’est pas tout à fait rassurant mais maintenant on n’a plus le choix. Une fois l’enquête finie, elle nous souhaite ganbatte ce qui signifie bon courage.
Le bateau arrive. Nous payons les 110¥ requis pour la traversée directement au chauffeur et 5 minutes plus tard, nous sommes sur la première île, l’île de Mukaishima.
Notre itinéraire en vélo
La carte ci-dessous représente le tracé que nous avons réalisé. Pour l’avoir en pleine page, vous pouvez cliquer ici.
Notre traversée de Mukaishima et Innoshima islands
Nous arrivons sur Mukaishima vers 14h, il fait beau et il fait bon (environ 25°C). Le marquage au sol indiquant le trajet du Shimanami Kaido est visible dès notre sortie du ferry et se sépare en deux. Il y a d’un côté le trajet recommandé et de l’autre un itinéraire pour un niveau intermédiaire.
Nous nous orientons en direction du trajet recommandé. Ca nous permet de nous faire une idée de ce qu’est le trajet recommandé, de tester les vélos et de voir à quelle allure nous avançons.
Nous nous rendons rapidement compte que ça roule très bien. C’est plat, les vélos font l’affaire. Par contre, nous roulons sur la route (pas de voie séparée ici) mais il n’y a que très peu de voitures et les quelques-unes qui nous doublent sont très respectueuses en laissant un important écart lorsqu’elles nous doublent. Ce sera ainsi pendant tout le trajet et c’est très appréciable.
On s’arrête régulièrement pour prendre des photos mais aussi pour réajuster les vélos et positionner l’appareil de Nicolas afin de filmer le trajet.
Nous arrivons rapidement au premier pont. La pente annoncée est de 3% et nous nous hissons jusqu’au pont sans trop de difficulté. Cette montée, comme toutes les prochaines, est agréable. Tout est bien aménagé: il y a des espaces pour s’arrêter et observer, de nombreux arbres sont plantés en bord de route, ce qui permet d’apporter de l’ombre et de la fraîcheur, fraîcheur que nous apprécions malgré le fait que l’on soit en plein mois d’octobre.
Une fois la montée achevée, nous rejoignons la piste cyclable du premier du pont et elle se situe en-dessous de l’édifice. On entend les voitures et les camions qui passent au-dessus. C’est assez impressionnant mais au moins nous ne devons pas être vigilants par rapport aux voitures.

Après avoir traversé le pont et être redescendus au niveau de la mer, nous nous attaquons à la seconde île. Là encore il y a deux possibilités: le trajet recommandé ou le trajet confirmé. Nous n’hésitons pas très longtemps quant à prendre le trajet recommandé. Un américain qui a déjà fait le trajet nous rassure dans notre choix. Il nous indique que l’autre tracé est vallonné et a tendance à casser les jambes et que la vue n’est pas franchement différente à celle offerte le long de la route recommandée.
Nous l’écoutons alors mais sans s’en rendre compte nous ne suivons pas totalement le trajet recommandé et bifurquons à un moment donné sur le trajet intermédiaire: si on ne s’en rend pas compte, cela signifie que le niveau intermédiaire est très accessible.
Nous arrivons au second pont qui affiche une pente de 3% de nouveau. Cette montée est plus courte car le second pont est tout simplement moins haut.
Ikuchijima et notre pause fraîcheur au Shimagokoro SETODA Honten
Nous arrivons sur la 3ème île et là encore nous décidons de prendre la route recommandée et ce pour plusieurs raisons.
La première est qu’un tourist info center est indiqué sur cette route. Il s’avèrera qu’on n’arrivera pas à le trouver mais soit.
Aussi avant de partir, on s’était renseignés sur nos choix pour dormir. On nous avait alors indiqué que le Setoda Sunset Beach, qui se trouve sur cette route, était une bonne option.
Enfin l’île d’Ikuchijima est réputée pour ses citrons de qualité et nous espérons pouvoir en profiter. On repère que le Shimagokoro Setoda Honten, un magasin vendant des mets autour du citron, se trouve également sur la route.
Nous nous élançons donc dans cette direction. Nous avons vu sur la mer d’un côté et vue sur les vergers de l’autre.
Nous nous arrêtons acheter une limonade bien méritée au Shimagokoro Setoda Honten. C’est frais et ça nous permet, pendant quelques instants, de moins souffrir de la chaleur. Le magasin propose également de nombreuses autres spécialités autour du citron mais nous ne nous laisserons pas tenter pour cette fois.
Nous nous rendons ensuite au Setoda Sunset Beach. C’est très joli. La plage est paradisiaque et le petit vent qui y règne est le bienvenu.
Cependant, on a beau tourné, on ne trouve pas de logement. Il ne s’agit en fait que d’un emplacement de camping où vous pouvez planter votre tente. On voit plusieurs personnes le faire et on se dit qu’ils vont passer une très bonne nuit. De notre côté, nous n’avons pas de tente et nous passons donc notre chemin.



Nous faisons une rapide recherche sur internet et nous voyons des logements mais uniquement sur la prochaine île: nous n’avons d’autre choix que de passer le 3ème pont.
Nous passons au moment du coucher de soleil et nous n’aurions pu rêver d’un meilleur moment pour faire la traversée !


Notre nuit au I-LINK HOSTEL & CAFE SHIMANAMI
Nous arrivons donc sur la 4ème île vers 18h et nous nous rendons au I-Link hostel & cafe shimanami. Il s’agit d’une auberge qui dispose d’un coin restauration et de dortoir. Il reste encore un peu de place et on ne pensait pas qu’il y aurait autant de monde en-dehors de la période touristique.
Les dortoirs sont un peu organisés comme un hôtel capsule: chaque lit est vraiment bien compartimenté par des murs et un rideau pour fermer son emplacement. Il y a des cintres pour suspendre ses vêtements et des prises pour pouvoir facilement faire charger son électronique. C’est simple mais hyper bien agencé.
Il existe également des « capsules » plus grandes avec des lits 2 places ou encore des lits superposés. Dans ce cas les casiers sont intégrés à la capsule qui dispose également d’un petit bureau et d’une chaise.
La salle de bains et les WC sont hyper propres. Il y a tout le confort nécessaire avec le shampoing, le gel douche, les serviettes, les pantoufles, le pyjama, les cotons tiges, les cotons, les brosses à dents, le dentifrice… Bref rien à redire.
Enfin, un family mart se trouve de l’autre côté de la route. Ni une, ni deux, on se retrouve dans l’épicerie qui dispose de four micro-ondes pour faire réchauffer les plats que nous avons achetés. Nous nous asseyons sur une des tables présentes dans le konbini. Nous apprécions ces environnements très bien pensés surtout que nous sommes un peu fatigués de la journée et que nous sommes heureux de ne pas avoir à courir à gauche, à droite et de n’avoir rien à penser.
Nous retournons à l’auberge pour nous coucher et nous nous endormons comme des masses.



Notre traversée d’Ohmishima et Hakatajima islands
Le sommeil a été très réparateur: les dortoirs étaient calmes et nous avons bien pu nous reposer.
Il n’est que 8h que le soleil chauffe déjà bien. Nous nous rendons au Family mart pour acheter notre petit déjeuner et nous mangeons sur la table de pique-nique disposée en bord de mer.


On utilise les outils mis à disposition par l’auberge pour ajuster nos vélos et nous remplissons nos gourdes avec la limonade offerte par l’établissement.
Nous prenons les itinéraires les plus courts pour traverser Ohmishima et Hakatajima et cela se fait facilement. De plus les ponts ne sont pas hauts et ce début de parcours est une parfaite remise en jambe.

Ohshima island: notre détour au Kirosan observatory park et dernier pont pour rejoindre Imabari
Arrivés sur l’île d’Ohsima, nous voyons sur Google maps que le détour par le Kirosan observatory park est très bien noté et que les photos qui y sont liées sont incroyables.
Nous sommes parfaitement dans les temps alors on se dit qu’on peut tenter le détour.
La montée commence à 5%, puis 10%, et finit à 15%. Nous montons sous les encouragements des japonais. Nicolas arrive à se hisser au sommet sans descendre du vélo mais ce n’est pas le cas d’Eva et Kévin.
Nous sommes maintenant à un peu plus de 300m au-dessus du niveau de la mer. On ressent plus le vent mais la vue est parfaitement dégagée. On peut observer l’ensemble du parcours effectué, on voit les ponts, les îles, la mer, ça vaut vraiment le coup de se faire un peu mal pour pouvoir admirer cette vue.




Nous redescendons très facilement et après quelques coups de pédale nous voilà déjà sur le dernier pont.
C’est le plus long et de loin le plus éprouvant. La montée se fait finalement sans trop de peine mais c’est une fois sur le pont que nous éprouvons le plus de mal à avancer. Nous avons un joli vent de face qui nous chahute pas mal pendant les 6,4kms de traversée.
Il s’agit normalement du pont le plus impressionnant. Les cyclistes en profitent pour admiree la vue mais on ne pourra vous faire le même retour et notre esprit était juste concentré sur le fait de le traverser.
De Imabari à Fukuyama
Une fois le dernier pont traversé, nous arrivons à Imabari vers 12h et nous cherchons la station de vélo pour rendre nos fidèles partenaires de voyage.
Nous arrivons directement dans la ville, il n’y a pas ou peu de piste cyclable mais nous roulons comme les japonais, sur les trottoirs.
Nous retournons nos vélos à Imabari Cycle station et c’est un grand soulagement pour Kévin qui commençait à très sérieusement avoir mal à l’arrière-train. Il marchera d’ailleurs comme un cow-boy sur les jours à venir.
Au niveau de la station de vélo se trouve un tourist info center. Les employés y parlent bien anglais et nous en profitons pour confirmer le point de départ de notre bus pour Fukuyama. Elle nous confirme que la station de bus est bien juste en face du bureau.
Nous avons donc le temps de passer au 7/11 et profiter d’un repas bien mérité. Là encore il y a des tables à disposition entre ombre et soleil, tout le monde y trouve son compte.
Cette fois, nous ne nous faisons pas avoir avec les déchets et nous les ramenons au 7/11.

Nous montons dans le bus pour Fukuyama et là plus un bruit, tout le monde s’endort. Nous arrivons environ 1h30 plus tard à Fukuyama et nous payons 2400¥ pour le trajet soit environ 20€.
Nous nous dirigeons vers la gare et récupérons nos sacs dans les coin-locker sans aucun problème.
Il est environ 17h et il ne nous reste plus qu’à prendre le train pour Hiroshima; Le trajet dure une quarantaine de minutes et heureusement. Nous nous sommes placés dans un wagon « non-reserved seat » (place non-réservée). Ce sont les seules places accessibles avec JR pass sans crochet préalable au guichet. Malheureusement pour nous, le wagon est plein à craquer au point que nous utilisons même les toilettes pour trouver de la place. C’est un couple de personnes âgées qui s’y trouvent et qui se font chahuter à chacune des secousses du train. Personne ne leur laissera une place assise et c’est quelque chose que nous avons vu à de nombreuses reprises.
Bref chaque expérience est une bonne leçon et Nicolas veillera à ce qu’on ait une place réservée pour les prochains trajets.
Nous arrivons de nuit à Hiroshima et notre première impression est très mitigée. On vous raconte tout cela dans un autre article.
FAQ pour ceux qui souhaiteraient faire le Shimanami Kaido
Quelle est la route du Shimanami Kaido ?
Plus haut, nous vous avons partagé le tracé que nous avons effectué. Cependant il existe différents chemins en fonction de vos envies mais aussi de vos capacités.
Certains chemins vous font faire des détours pour voir des temples, des jardins. Cela rajoute de la distance mais souvent peu de difficultés.
D’autres chemins vous font passer par de jolis points de vue et pour se faire il faut grimper. Dans ce cas, il vaut mieux avoir de bonnes cuisses et un bon cardio.
Généralement passer sur l’extérieur des îles est le chemin le plus simple: c’est plat et vous n’aurez qu’à monter avant les ponts. Et puis si on s’enfonce dans l’île, là ça devient tout de suite beaucoup plus vallonné.
Ici vous avez un retour d’expériences de quelqu’un qui a fait plusieurs détours pour voir les différents points d’intérêt offerts et qui a parcouru environ 100kms pour se faire: https://www.voyagesjapon.com/guide-du-japon/shimanami.html.
Et ici vous pouvez trouver la carte officielle du trajet: https://shimanami-cycle.or.jp/download/cycling/cycling_map_en.pdf
Les pointillés bleu indiquent la route recommandée pour le Shiminami Kaido; les pointillés jaunes indiquent la route intermédiaire tandis que les pointillés rouge indiquent la route pour des cyclistes plus aventureux.
Y-a-t-il des points pour se ravitailler au cours du trajet ?
Oui, il y a de nombreux points pour se ravitailler au cours du trajet. Comme quasiment tout au Japon, tout est très bien organisé.
Vous trouverez des supérettes pour vous acheter des encas. Vous disposerez souvent d’un accès gratuit à des toilettes en même temps
Vous trouverez également des fontaines à eau à certains endroits et si vous désirez d’autres boissons, vous pourrez soit vous arrêter à un des très nombreux distributeurs de boissons ou dans les supérettes.
Tous ces points sont clairement indiqués sur la carte officielle que vous pouvez trouver via ce lien: https://shimanami-cycle.or.jp/download/cycling/cycling_map_en.pdf.
Comment cela se passe-t-il pour la location de vélo ?
Différentes stations de location sont disposées tout au long du parcours. Cela signifie que vous pouvez plus ou moins commencer d’où vous voulez, et finir où vous le souhaitez.
Ci-dessous, vous retrouverez les points Google Maps des loueurs de vélo que nous avons utilisés.
- Station de vélo à Onomichi: Onomichi port Bicycle rental terminal
- Station de vélo à Imabari: Imabari Cycle station
La carte ci-après répertorie l’ensemble des stations de vélo disponibles.
Pour notre part nous avons payé 3000 ¥/jour/personne. Les prix évoluent régulièrement alors vérifiez que ceux communiqués ici sont toujours d’actualité en utilisant ce lien https://shimanami-cycle.or.jp/rental/english.
Une autre société propose un service de location de vélo: https://bicyclerental.jp/en/lineup/. Ses services sont aujourd’hui plus onéreux mais permettent d’accéder à une gamme de vélo plus variée. A savoir également que cette société ne dispose actuellement que de deux terminaux: un Onomichi, l’autre à Imabari. Pas d’autre choix dans ce cas que de faire le trajet dans son intégralité.
Faut-il payer des taxes au passage des ponts ?
Nous n’avons pas eu de péage à payer mais j’ai pu lire sur Japan Guide qu’il s’agirait d’une mesure temporaire afin de promouvoir le tourisme. Cette mesure prendrait fin le 31 mars 2024 et son retour signifierait de payer 500¥ pour l’intégralité des péages sur le trajet. Je n’ai pas su trouver l’information sur d’autres sites. Si vous partez après le 31 mars 2024, cela vaut peut-être le coût de recreuser le sujet.
D’autre part le premier pont au départ d’Onomichi (le dernier au départ d’Imabari), celui qui permet d’arriver sur l’île de Mukaishima n’est pas accessible aux cyclistes. il vous faudra prendre le ferry depuis ce point. Vous paierez votre bilket lors de l’embarquement. Pour notre part, nous avons du payer 110 ¥ / personne pour la traversée (100¥ par passager + 10 ¥ par vélo). La traversée prend à peine 5 minutes
Combien de temps faut-il pour réaliser le parcours ?
Si vous réaliser le parcours recommandé, vous devrez parcourir 70kms avec un faible dénivelé, le seul dénivelé que vous aurez sera de 3% à l’entrée des ponts: 5% à l’entrée du dernier pont.
Le site officiel du Shimanami Kaido indique que pour des cyclistes confirmés, seules 4-5h seront nécessaires; 5-6h pour un niveau intermédiaire. Ces durées correspondent aux durées minimales qu’il vous faudra mais je pense que si vous voulez profitez pleinement de l’expérience, il est intéressant de se prendre de la marge pour prendre des photos, manger les spécialités locales, admirer les points de vue, flâner sur la plage, chercher un endroit où dormir… Et sur ce point, seuls vous savez combien de temps vous voulez y allouer.
Est-ce qu’il y a des pistes cyclables tout le long du trajet ?
Il y a des pistes cyclables sur la plupart du trajet. Lorsqu’il n’y en a pas, vous pourrez rouler sur la route sans crainte, les japonais étant très respectueux des cyclistes et laissant une importante distance de sécurité. Sinon vous pourrez toujours rouler sur les larges trottoirs comme le font les japonais.
Que faire si j’ai un sac encombrant pas ou peu transportable en vélo ?
Vous pouvez faire soit comme nous et le laisser dans un coin locker à Onomichi, Fukuyama ou Imabari dépendamment de vos plans.
Il est également possible de faire transporter votre bagage d’un point à un autre si vous ne souhaitez pas revenir sur vos pas. Sagawa propose ce genre de services, pour en savoir plus vous pouvez cliquer sur le lien suivant https://www.sagawa-exp.co.jp/stc/english/.
Quels sont les transports en commun disponibles depuis / entre Onomichi et Imabari ?
Il existe des systèmes de bus ainsi que de ferry entre les îles. Cela permet d’envisager de s’arrêter en cours de route; de ne pas faire l’aller / retour ou tout simplement de visiter les îles en utilisant ces moyens de transport.
Je vous partage ci-dessous une infographie que j’ai trouvé sur Japan Guide.

Le « highway bus » qui part de Imabari et arrive à Fukuyama dure 1h30 et coûte 2400¥. Les bus passent toutes les heures.
Le « highway bus » qui part de Imabari et qui arrive à Hiroshima prend 3h et coûte 4200¥.
Vous pouvez facilement retrouver des informations à jour et complémentaires via Google maps ou à partir des points d’information à Onomichi et Imabari.

Notre avis sur le Shimanami Kaido
On a adoré faire ce petit trajet en vélo: tout est hyper bien pensé ce qui rendra votre trajet très agréable et que dire de la vue.
Le parcours est accessible à tous et il vous faut juste savoir choisir la route qui correspond le mieux à votre niveau et à vos envies.
Nous avons aussi apprécié avoir du temps pour le réaliser. Nous étions surtout là pour passer un moment agréable, à contempler de magnifiques paysages plus qu’à être dans le challenge sportif.
A vous de voir donc ce pour quoi vous faites le trajet et d’adapter, en fonction, la durée que vous y accordez.
Enfin le faire en octobre n’a pas été un problème, loin de là. Nous avons eu un joli soleil tout le temps du trajet. La température était idéale (autour de 25°C) et nous étions suffisamment hors saison touristique pour nous sentir seuls au monde (que ce soit des touristes étrangers que des touristes japonais).
Après nous savons aussi que nous avons eu beaucoup de chance et que l’automne au Japon est sensé être plus froid et plus pluvieux mais qui sait peut-être que l’automne 2023 est représentatif des automnes à venir qui vont être de plus en plus doux et ensoleillés ?
On espère vous avoir donné envie de tenter l’expérience et s’il vous reste des questions / appréhensions, n’hésitez pas à les laisser en commentaire.






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